Futaie régulière adulte de chêne, hêtre et frêne, station fraîche du Bassigny, pistes rénovées en 2026, ruisseau en limite
Forêt de production à vendre en Haute-Marne : cette propriété boisée de 23,5 hectares d’un seul tenant, à quelques kilomètres au sud-ouest de Bourbonne-les-Bains, porte une futaie régulière feuillue de chêne, de hêtre et de frêne, desservie par un réseau de pistes rénové, sur le versant nord d’un vallon du Bassigny.
Certaines forêts se reçoivent plus qu’elles ne s’achètent, et l’on ne les tient que pour les remettre un jour. Celle de Vaux-Martin occupe le versant nord d’un vallon du Bassigny, entre Coiffy-le-Haut et Genrupt. Elle compte vingt-trois hectares et demi de futaie feuillue, où le chêne, le hêtre et le frêne forment un peuplement adulte. Le lieu-dit garde le nom d’une ancienne ferme ; sur la propriété, il n’en reste que le bois. Ce qu’elle offre à une famille tient en peu de mots : un capital déjà debout, et du temps devant lui. On y entre pour transmettre, et pour voir la valeur grandir d’une génération à l’autre.
Ce que cette terre vous permet
Un patrimoine à transmettre, un capital qui grandit
Ce bien n’est pas un placement de rendement immédiat : la futaie sort de plusieurs décennies de faible intervention, et le chêne traverse un cycle de baisse. Ce n’est pas non plus un domaine de loisir, puisque la chasse relève de la commune. Ce n’est pas d’abord un instrument fiscal, car sans plan de gestion les exonérations restent à construire. Sa force tient à deux choses. D’abord, un capital sur pied déjà constitué, d’un seul tenant, que l’on transmet. Ensuite, une station fertile où une sylviculture reprise en main fera pousser la valeur. Pour une famille qui prépare la suite, c’est un bien concret, lisible, qui gagne à être tenu longtemps.
Composition du territoire
Le massif forestier : futaie feuillue adulte, régénération, sols frais
L’essentiel de la propriété, environ vingt-deux hectares, porte une futaie feuillue adulte. Les plus gros sujets dépassent le mètre de diamètre, et la moyenne s’établit autour de quarante centimètres. La valeur repose sur le chêne, le hêtre et le frêne, qui occupent les catégories de bois moyens et de gros bois. Plusieurs décennies de faible gestion ont laissé une qualité inégale, qui va du bois de calage à des grumes promises au sciage de qualité. Le frêne, très présent, montre une atteinte partielle de la chalarose et ne peut plus être tenu pour une essence d’avenir. L’âge des peuplements est précisé au dossier.
Là où la lumière atteint le sol, la régénération naturelle s’installe en abondance : érables sycomore et plane, hêtre, frêne. Sur les crêtes, la ronce lui dispute le terrain. En pied de versant, près de l’accès grumier, un hectare de mélange futaie et taillis a été exploité il y a quelques années pour retirer des frênes dépérissants. Il ne porte plus qu’un capital faible, moins de cinq mètres carrés de surface terrière, mais sur des sols frais et profonds. C’est là que la valeur se construira, par un reboisement en peuplier ou par l’accompagnement de la régénération en place, selon les choix du propriétaire. Un demi-hectare de jeune taillis d’aulne complète l’ensemble et peut servir d’aire de stockage.
La desserte fait la force du massif et porte en même temps sa contrainte. Une route forestière y conduit depuis Genrupt, les bois peuvent sortir par le haut, et un réseau de pistes rénové en 2026 parcourt toute la propriété. Mais la pente du versant impose sa loi : les interventions ne se conduisent que par temps sec, et certains secteurs se prêtent mal à la mécanisation intensive. Le calendrier des coupes doit en tenir compte.
Le territoire de chasse
Le droit de chasse est aujourd’hui apporté à la chasse communale. Son statut exact est précisé au dossier.
Le ruisseau et les mares
Un ruisseau longe la limite nord. En milieu de pente, des mares forestières et des zones humides bordées d’aulnes glutineux diversifient les habitats. Ces zones humides demandent une gestion prudente et raisonnée.
L’avis de votre conseiller
Cette forêt s’adresse à une famille qui veut transmettre un capital réel et le voir grandir, non à qui attend un revenu rapide. Le chêne, le hêtre et le frêne en portent la valeur ; le reste est accompagnement et régénération. Il faut l’acheter en connaissance de cause. La pente commande le rythme des coupes, le frêne est fragilisé, la qualité est inégale. Tout commence par un plan simple de gestion, sans lequel ni la gestion ni la transmission aidée ne sont possibles. La forêt peut aussi être acquise par le rachat des parts du groupement qui la détient, une forme qui se prête naturellement à une transmission progressive. Pour qui accepte de reprendre la main, c’est précisément là que se loge la valeur : une station fertile, une desserte refaite, une régénération déjà engagée. À Vaux-Martin, la forêt est debout ; il reste à en écrire la gestion.
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