Forêt de loisir et de transmission en Haute-Loire : cette propriété de 32 hectares en îlots proches, réunit pin sylvestre, douglas et accrus feuillus sur un versant exposé au sud, desservi par piste, à une vingtaine de kilomètres au nord du Puy-en-Velay.
Cette forêt peut entrer dans les dispositifs qui allègent la fiscalité du patrimoine forestier : exonération des trois quarts de sa valeur à l’IFI (article 976 du CGI), et des trois quarts de sa valeur pour les droits de mutation à titre gratuit, en donation comme en succession (article 793, dit Monichon). Ces avantages ne viennent pas avec le titre de propriété. Ils supposent une garantie de gestion durable que le bien ne porte pas aujourd’hui : l’acquéreur devra faire agréer un plan simple de gestion par le Centre régional de la propriété forestière, puis s’engager à l’appliquer pendant trente ans. C’est cette démarche qui ouvre l’outil.
Le seul poste bois véritablement mobilisable est le pin sylvestre, qui couvre moins de dix hectares. Ses peuplements n’ont jamais été éclaircis : la structure est hétérogène, les diamètres variés, et leur âge peut être estimé entre quarante et soixante ans. Ils sont desservis par la piste et exploitables. Aucun inventaire n’a été réalisé à ce jour, et la première éclaircie reste à conduire : c’est la vraie limite du bien, sa valeur bois est modeste et demande d’abord un travail de sylviculteur. Quelques peuplements de douglas complètent l’ensemble, aux côtés d’accrus feuillus destinés au bois de chauffage et de chênes épars. Un quart de la surface, en friche et en accrus non boisés, ne porte pas encore de forêt. La piste dessert la majorité des secteurs ; quelques parcelles n’y ont pas d’accès direct, et certains tronçons demandent de la prudence en véhicule léger par temps humide. Le versant est inscrit en ZNIEFF et en Natura 2000 : ce classement dit sa valeur naturelle, et il encadre sa gestion.
Au point culminant demeurent les ruines d’une ancienne ferme, non cadastrée : un repère dans le paysage, pas un bâtiment, et aucun droit à reconstruire n’y est attaché.
Ce massif s’adresse à l’investisseur qui veut, en Haute-Loire, un patrimoine forestier à transmettre et une terre où marcher, sans en attendre un revenu. Le pin sylvestre en est le seul actif bois réel, et il est modeste ; le reste est agrément, accrus et friche. On n’achète pas ici du bois, on achète un versant du Velay et la faculté de le léguer allégé. La condition tient en un mot : la gestion. Pour qui accepte d’engager le plan qu’elle exige, et la première éclaircie qui l’accompagne.
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